Kami-Art : les origami du Japon dans des créations nantaises…

Cette fois-ci, c’est à la Folie des Plantes en septembre dernier (n’ayant pas la main verte je me contente de regarder béatement les plantes et les fleurs…) que je repérais le stand coloré et raffiné de Kami-Art, création d’origami en papier japonais. M’étant emparée d’une carte de visite, je menais ensuite ma petite enquête via le blog et le Facebook de la créatrice puis vint l’interview-vérité avec Toshie Héaulmé-Kobayashi (dont le prénom signifie « intelligent » et, heureusement pour elle, elle le porte bien : merci otosan et okasan* !).

*papa et maman en japonais

De Tokyo à Nantes en passant par New-York et Londres

Toshie est née à Tokyo (je ne lui ai pas demandé son âge, bande de petits curieux, ça ne se fait pas au Japon) et a suivi des études de graphisme dans une université d’art. Elle travaille pendant 18 ans comme graphiste dans la capitale nippone, collabore ensuite avec un compatriote architecte – dont le projet la mène à New-York – puis avec un producteur de film. Elle visite Londres et découvre la France en 2003 puis… l’amour (non, cet article ne va pas dégénérer en sirupeuse chronique sentimentale mais un peu de douceur dans ce monde de brutes, ça fait du bien) ! Eh oui, Toshie fait la connaissance de son futur mari français à Tokyo et le rejoint en 2006 dans la ville où sont nées Madame de Stolz et Yvonne Pouzin (non, cet article ne va pas se transformer en pédante rubrique historique mais ça change un peu de l’incontournable Anne de Bretagne… vite Wikipédia !).

Quelques petits travaux de graphisme autour de l’esprit japonais puis Toshie adhère à l’association Atlantique-Japon, fabrique des guirlandes de grues en origami dans le cadre d’actions de soutien à Fukushima en 2011 et se décide à proposer des ateliers d’origami.

Toshie Héaulmé-Kobayashi

Quand le raffinement de la tradition rejoint la délicatesse de la matière

L’origami est l’art du pliage du papier et c’est en confectionnant ces petites grues « solidaires » que lui vient l’idée d’en faire des boucles d’oreilles. Elle se forme toute seule à la technique de création de bijoux et entreprend de fabriquer colliers (15 à 24€), sautoirs (24 à 28€) et bagues (15€) en forme de grues, de ballons, d’éventails, de roses, de tortues de toutes les couleurs. Kami (« papier » en japonais) -Art est né !

Le sublime papier japonais utilisé pour l’origami comporte de nombreux motifs mais Toshie emploie aussi du papier uni (collé sur du carton) pour offrir de délicats bijoux en forme de fleurs de cerisier (18 à 30€). Elle reprend également une tradition japonaise ancestrale, le Mizuhiki, ou l’art de créer des nœuds à base de cordelettes de papier tressé. A l’origine, ils servaient à attacher les cheveux des samouraïs et jouent un rôle important dans la culture japonaise grâce aux symboles qu’ils représentent : on les offre en effet pour un mariage, une naissance, un décès… Toshie les utilise pour créer des boucles d’oreilles en forme de fleur de prunier (18€), de gouttes ou de boules (12€) mais aussi des colliers (15 à 20€) ou des bracelets (15 à 18€).

Kami Art origami

Répétez après moi : origami, mizuhiki, origata, yoshi washi et fumikô

Artiste inspirée par son pays (où elle retourne 1 fois par an pour voir sa famille et acheter du vrai papier japonais), son imaginaire et ses us et coutumes, Toshie la Discrète maîtrise aussi toute la sophistication du travail d’origata (l’art d’emballer les cadeaux). Elle propose des ateliers d’initiation ici ou là (dernièrement à Cosmopolis) et, si tout va bien, elle pourra le faire dans un local partagé aux Ecossolies avec Atlantique-Japon l’année prochaine. Enfin, neige de printemps sur le mont Fuji (expression de mon invention signifiant « cerise sur le gâteau »… c’est beau, non ?), notre gracieuse nanto-tokyoïte crée aussi des produits en papier fait à base de roseaux yoshi washi, procédé écologique et séculaire qui lui confère un toucher très velouté. Vous pouvez donc vous procurer des marque-pages, des cartes de vœux et des sachets parfumés Fumikô que vous ne trouverez nulle part ailleurs !

Marque page Kami Art

Comme toute créatrice avisée, Toshie fait aussi du sur-mesure, vos suggestions sont donc les bienvenues… Elle exposera au salon Art to play (23 et 24 novembre à la Beaujoire), à l’expo-vente d’Amnesty International (30 novembre et 1 décembre à la mairie de Rezé) et à l’Autre Marché (7 au 24 décembre au square Daviais) : de quoi se donner – et partager – de bonnes idées de cadeaux de Noël… mata né* !

*à bientôt

Kami Art

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Déjà 4 commentaires, et le vôtre ?

  1. mademoiselle liline

    Génial cet article. Bon… il est vraie que dés que je vois quelques part le mot origami ou kirigami je fonce. Toutefois ton article est très interessant et je vais dorénavant suivre Toshie, merci de me l’avoir fait découvrir
    belle journée

  2. Gaë

    très sympa cet article! donne bien envie de craquer pour ces créations.
    côté suggestion, moi, j’en ai une : a-t-elle pensé à faire un abat jour? il y a une grosse tendance côté habitat et moi, je serai bien acheteuse car en voyant ces créations originales, je suis sûre que cela serait très intéressant.

  3. Ben

    Bonjour Aurore,
    ce petit tour au pays du soleil levant est charmant. arigatō gozaimasu (merci) pour ce petit moment de délicatesse et de dépaysement. Continue à nous faire découvrir ces étonnantes facettes de notre jolie ville. À bientôt

  4. jeanne de cancale

    Merci Aurore!
    Tes chroniques sont vraiment très agréables à lire.
    J’aime cette présentation fantaisiste et poétiques aussi de ces artistes Nantaises si talentueuses.
    Vivement tes prochaines découvertes!!